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Ce blog n’est pas rosicrucien, martiniste ou maçonnique, mais s'intéresse à ces trois courants initiatiques et traditionnels.

dimanche 1 septembre 2013

La Rose+Croix, d’hier à aujourd’hui.



Nul doute, la Rose+Croix est d’essence purement occidentale, dont la manifestation tangible s’établit historiquement avec les textes fondamentaux des Trois Manifestes (1614 à 1616) et l’affichage à Paris (1623) d’une proclamation des Députés du Collège principal de la Rose-Croix.[1]

Est-ce-à-dire (thèse néanmoins soutenue par les tenants du canular) que rien n’existait avant, bien sur que non !

Dans tout édifice, il y a des fondations, et celles du rosicrucianisme s’appuient sur un héritage considérable. Ce n’est pas l’A.m.o.r.c. qui le prétend (l’invente affirment ses détracteurs) mais Michael Maier qui le premier l’avance (Silencium post clamores, 1617): ses « origines sont égyptiennes, brahmaniques, issues des mystères d’Éleusis et de Samothrace, des mages de Perse, des pythagoriciens et des Arabes ».[2]

Mais l’Occident alors ?  Kabbalistes et alchimistes apportent leurs pierres à l’édifice - courant de la pansophie -  philosophes et mystiques allemands viendront rapidement en appui. Il ne faut pas négliger non plus l’influence de l’ésotérisme chrétien qui sourd dès le moyen-âge dans l’ombre des cathédrales. Les Pays-Bas, mais l’Angleterre aussi, qui  verse son tribut avec les travaux de Robert Fludd, de Francis Bacon, l’Italie avec les ouvrages de Comenius. En France, paraît l’Instruction à la France sur la vérité de l’histoire des Frères de la Rose-Croix, de Gabriel Naudé.

Des émigrants piétistes allemands, sous la houlette de Johann Zimmermann et de Johannes Kelpius, gagnent le Nouveau Monde dès 1693 et se fixent à Philadelphie.

Ce n’est pas en une petite page que nous ambitionnons de brosser un tableau complet, mais tout simplement de proposer ici une ouverture à la réflexion, à la recherche, pour ceux et celles qui découvrent aujourd’hui l’un des plus importants mouvements qui allie spiritualité, mysticisme et… pratique altruiste. Une proposition de lectures leur est proposée dans une bibliographie abrégée ci-dessous.

Cette philosophie (terme réducteur, mais faute de mieux) s’est perpétuée depuis jusqu’à nos jours, en empruntant parfois des chemins cahotiques, il est vrai, mais toujours inspirée par le bien et le développement spirituel de l’homme, besognant sur sa propre pierre, à son progrès, à son perfectionnement. Suivant l’adage, en travaillant sur lui-même, il travaille à l’amélioration de l’humanité toute entière.[3]

Aujourd'hui, plusieurs mouvements revendiquent l’héritage mais se distingue plus particulièrement l’Ancien et mystique Ordre de la Rose+Croix, expression moderne de la fraternité qui s’étend à l’ensemble de la planète par ses diverses juridictions ou Grandes-Loges (tous les pays d’une même langue). 




Bibliographie abrégée :

-  Accès de l’ésotérisme occidental, Antoine Faivre, tome I, Paris, Gallimard, 1996, 377 p.
- Faut-il brûler les Rose-Croix ? La nouvelle inquisition, Serge Toussaint, Paris, LPM, 2000, 215 p.
- Histoire de la Rose-Croix, Sédir, Paris, Montorgueil, 212 p.
- Histoire des Rose-Croix et les origines de la Franc-Maçonnerie, Paris, Mercure de France, 1990, 408 p.
- Les Rose-Croix, Roland Edighoffer, Paris, Dervy, 1998, 315 p.
- Les sociétés secrètes, Bernard Vaillant, Paris, De Vecchi, 1987, 276 p.
- Rose-Croix, mystères et légendes, Christian Rebisse, Le Tremblay, Diffusion Rosicrucienne, 2003, 448 p.
- Spiritualité de la Rose-Croix, Jean-Pierre Bayard, St. Jean de Braye, Dangles, 1990, 281 p.
- Trilogie des Roses+Croix (les 3 manifestes), Le Tremblay, Diffusion rosicrucienne, 1995, 322 p.







[1] Fama fraternitatis, la Confessio Fraternitatis, enfin Les Noces Chymiques de Christian Rosencruz.
[2] Christian Rebisse, in  Rose-Croix, mystères et légendes, 2003, Le Tremblay, Diffusion Rosicrucienne
[3] Rejoignant en cela la Franc-maçonnerie, dont l’appellation d’un des hauts-grades se réfère à la Rose-Croix.

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