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Ce blog n’est pas rosicrucien, martiniste ou maçonnique, mais s'intéresse à ces trois courants initiatiques et traditionnels.

lundi 24 juillet 2017

La géographie sacrée - partie 1

« Tout dans la vie n'est qu'énergies et vibrations »
(Albert Einstein)

Tout est Un, tout est vibration et tout est en résonance, tout est relié comme nous l'indique la célèbre loi de la table d'émeraude d'Hermès Trismégiste : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Les Égyptiens avaient bien intégrés cette loi. Leurs constructions importantes étaient alignées sur les étoiles fixes. Lorsque avec le temps un décalage apparaissait, ils détruisaient leurs temples et les reconstruisaient un peu plus loin sur le nouvel alignement afin d'être relié, en résonance avec les étoiles fixes. 

La géométrie est une science mathématique qui étudie les relations entre points, droites courbes, surfaces et volumes de l’espace mais lorsque l’on y ajoute la conscience et l’ouverture du cœur elle devient Sacrée. Elle est une source d'information appartenant à l'humanité que nous avons oubliée, résidant dans notre subconscient.

La géométrie sacrée désigne l'art de communiquer la sagesse divine par l'intermédiaire de figures géométriques ayant valeur de symboles. Il s'agit d'un art souvent pratiqué à travers les siècles, presque comme un langage réservé aux initiés. On considère que cette forme d'expression se place au-delà de la compréhension des mortels, comme une approximation du sacré et du profane.

Cet ancien langage secret a été utilisé en particulier par les philosophes grecs et les mathématiciens, Platon ou Pythagore, par exemple. Un des dialogues de Platon, le Timée, est consacré en grande partie à un traité sur la géométrie sacrée, sa description de l'île mythique d'Atlantis semble indiquer un usage de ce code secret et du symbolisme inhérent à l'histoire.

Les grecs avaient assigné des valeurs et des attributs à la matière, l'avaient investie d'une signification et avaient défini à l'intérieur de ce sens une relation au divin et au monde.

Un des exemples les plus classiques de la géométrie sacrée est la Kabbale, système religieux et philosophique cherchant à avoir un aperçu du divin. Kabbale est un mot hébreu qui signifie "recevant" et qui aurait été originellement "reçu" par une élite : une espèce de langage caché ou secret, seulement connu des initiés.
La Géométrie Sacrée se présente sous diverses figures géométriques reflétant les structures atomiques qui composent toute chose dans l'univers. 
Les initiés considèrent que la Géométrie sacrée permet de se connecter au reste de l’Univers tout autant que d’effectuer un cheminement initiatique, ou encore, un travail de guérison physique, émotionnel ou mental. Une fois compris par le mental et expérimenté par le cœur, ce langage favorise l’émergence d’un homme nouveau et d'un monde nouveau. 
La géométrie est un langage universel qui traverse l’espace et le temps et s’enrichit avec l’évolution humaine. Elle est mouvante, vivante, vibrante et se développe de manière constante et permanente. La géométrie sacrée est la base de toute vie sur terre et dans notre univers. Cette géométrie sacrée qui fait rayonner le Nombre d’Or et la suite de Fibonacci, va encore plus loin, elle fait briller les nombres. Ainsi les chiffres parlent d’une autre façon que celle enseignée dans nos livres d’écoles. Sous forme symbolique ils s’adressent à notre conscience, plus qu’à notre raison. Ces entrelacs de nombres relient ensemble, des concepts, des principes universels, des sources invisibles vibratoires, des enseignements hermétiques inexprimables en mots, et ces compositions formant les géométries sacrées sont lors des portes qui s’ouvre à d’extraordinaires connaissances... la magie commence quand l’âme et le cœur deviennent complices et agissent ensemble.

Présence de la Géométrie Sacrée

En architecture, en sculpture, en peinture, le nombre d’or, qui est utilisé comme un canon de la beauté, entre fréquemment dans le rapport des longueurs, des surfaces et des formes. Le nombre d’or ou divine proportion se vérifie dans les chefs d’œuvre tels que la pyramide de Chéops, le Parthénon, le dôme de Milan. Emblème de l’harmonie chez les pythagoriciens et leurs descendants spirituels, le nombre d’or gouverne les tracés régulateurs des plans des temples égyptiens, grecs et des églises gothiques. Il donne un rythme particulier aux œuvres plastiques issues du cycle méditerranéen (Égypte, Grèce, Byzance), ainsi qu’à celles de l’époque gothique et de la Renaissance.


On peut aussi l’observer sur le corps humain où on retrouve les proportions du nombre d’or.

C’est peut-être en cela, à cause de son évidente dimension vibratoire, que la géométrie sacrée semble vouloir nous communiquer ses sagesses par des moyens initiatiques. En ce sens il est essentiel de ne pas seulement les analyser mathématiquement et seulement de manière rationnelle.

http://www.rennes-le-chateau-archive.com/images/geometrie_sacree/geometrie_sacree.jpgLa géométrie sacrée nous appelle à aussi la ressentir dans notre propre corps à l’intérieur de nous même, afin de donner des « formes », des modèles, à ce qui en nous a peine à s’organiser.


Ces formes géométriques sont des modèles, des plans, qui permettent de mettre de l’ordre dans notre intérieur et dans notre esprit, en nous donnant des méthodes de classement et de rangement. Ils proposent une nouvelle « ordonnance » de nos fouillis internes. Si on est attentif à ce que l’on ressent on peut très bien percevoir quelque chose de connu et de magique, comme si nos cellules se souvenaient.

L’étude de la Géométrie Sacrée peut nous permettre de nous rappeler nos origines. Elle permet de disposer de nouveaux concept, d’ordonné notre intérieur, d’encadrer notre esprit et enfin, il s’agit d’un outil qui permet des transformations d’opérer des transformations profondes en nous. Ainsi, de nous aider à guérir sur les plans émotionnels, intellectuels ou physiques.

De plus, la géométrie sacrée nous démontre que non seulement nous ne sommes pas seuls mais que nous sommes tous inter-reliés et que nous pouvons percevoir les différents plans de conscience existants.

LE VOCABULAIRE DE LA NATURE

La Géométrie Sacrée, le langage universel de la création, l’univers tout entier est construit selon une harmonie parfaite. Les orbites des planètes autour du soleil sont structurées par des proportions et des motifs très précis.Des rapports constants apparaissent au sein de toute la création, dans les cristaux, les plantes, les animaux et le corps humain.
De nombreuses traditions autour du globe reflètent ce savoir inhérent à l’expression de la vie.

LE GRAND LIVRE DE LA NATURE

La Géométrie Sacrée est une source d'information appartenant à l'humanité que nous avons oubliée, résidant dans notre subconscient. Elle représente le langage universel de la création. Tout le cosmos est construit dans une harmonie parfaite.

Les orbites des planètes autour du soleil sont structurées selon des proportions et des motifs très précis. Des rapports constants apparaissent aussi au sein de toute création, dans les cristaux, les plantes, les animaux et le corps humain.

http://www.cercle-averroes.org/blog/wp-content/uploads/2010/02/chartres-r_p3.jpg
La Géométrie Sacrée a été enseignée, autant aux astrologues, aux mages, aux philosophes, aux théosophes, aux mathématiciens, aux architectes, aux kabbalistes, et la Géométrie Sacrée a toujours été au centre des enseignements spirituels, comme une compréhension particulière du processus de la Création qui est voilé par le mystère immuable de la Création.

Cette information ésotérique est accessible à tous, mais les codes qui permettent de la traduire a souvent été maintenue cachée, ne se transmettant que d'initié à initié au sein des sociétés secrètes.

La géométrie sacrée exprime dans les formes le développement de la vie, de la graine à la fleur, du fruit à la graine, manifestant et répétant les structures à l’infini.

http://www.universharmonie.com/_wp_generated/wp21f64fdf.pngLa géométrie sacrée consiste en des représentations extérieures contenant des informations en correspondance avec la nature, et le céleste. Ces lois « mathématiques » sont en résonance avec tout ce qui nous entoure, toutes les formes de vies et aussi les configurations astrales et l’ordre céleste.
Ces forces et ondes vibratoires homologues et en corrélations, sont des codes qui correspondent les uns aux autres et ensemble, ils représentent le code pour un portail de possibilités infinies.


Thierry Ronat


lundi 17 juillet 2017

Colloque International Stanislas de Guaita 2017





Il y a 120 ans Stanislas de Guaita


A l’occasion des 120 ans de la disparition de Stanislas de Guaita, est organisé dans une perspective historico-critique, un colloque sur une journée regroupant des universitaires et spécialistes de l’hermétisme de la fin du XIX° siècle. Ce afin d’apporter de plus amples précisions et de révéler un auteur, et acteur, incontournable de l’hermétisme fin de siècle que fût Stanislas de Guaita.

Toutes les informations sur le site :

http://colloqueguaita2017.fr/


Stanislas de Guaita
1897 – 2017
120 ans de la disparition d’un des piliers de l’ésotérisme occidental.
  

Personnage aux multiples facettes, fondateur de l’Ordre Kabbalistique de la Rose Croix, ami et proche des principaux acteurs du milieu occultiste de la fin du XIX° siècle ; Gérard Encausse dit Papus, Joséphin Péladan, Nicolas Brossel, Albert Faucheux, Paul Sédir, Chamuel etc. Stanislas de Guaita possédait en outre la plus grande bibliothèque occultiste de son époque. C’est au travers de sept interventions, par sept spécialistes, universitaires, libraire expert, que ces thèmes seront abordés et approfondis au cours de cette journée.

 Auteur méconnu, poète puis occultiste, dont le rôle fût entre autre essentiel à la Franc-Maçonnerie, via son secrétaire et ami Oswald Wirth, de par son implication au sein de l’Ordre Martiniste, membre du premier Suprême Conseil, ainsi que son fameux discours initiatique pour une réception Martiniste publié dès 1890. Nous aurons l’occasion au cours de cette journée de souligner son rôle au sein du milieu hermétiste, les résultats de ses recherches et son influence de la fin du XIX° siècle jusque nos jours.
C’est le résultat de nombreuses années de recherches qui sera présenté ici, au travers de documents et correspondances à ce jour inédits.
Les actes du colloque seront par la suite publiés, dans un ouvrage illustré à tirage limité.



 

Thierry Ronat

mercredi 12 juillet 2017

Le Traité sur les communications – un texte élus coën inédit du Philosophe inconnu ?


Ce traité inédit est consacré aux manifestations théurgiques qui devaient se produire lors des rituels élus coëns. Il souligne les faiblesses de ces expériences et s’attache à en minimiser l’intérêt. Dès ses premières lignes on peut lire : « Il n’est pas, pour les gens doués d’une imagination vive, de société plus dangereuse que celle des amis du merveilleux. Un pareil goût est presque toujours inséparable d’un orgueil bien condamnable, puisqu’il ne porte celui qui en est obsédé à rien moins qu’à dominer dans une partie dont il n’est pas même à la porte. »


Une étude fort complète élaborée par Dominique Clairembault, bien connu de nos lecteurs pour l’animation de son site Le Philosophe Inconnu.

Plusieurs livraisons sont prévues , voici donc ce premier volet à consulter : ICI 

vendredi 26 mai 2017

Henri CAILLAUD (1921-2017) nous a quitté !







 C'était une grande figure de la Tradition-initiatique qui a profondément marqué plusieurs générations de rosicruciens et de martinistes.

Né à Angers en mars 1921, il s’intéresse dès l’adolescence à la spiritualité et tout ce qui gravite autour, c’est un curieux de nature et rien ne lui semble étranger. Avec son frère Louis, il construit un télescope avec les moyens du bord, car l’astronomie est pour lui une passion qui ne le quittera jamais.
 
 


Toujours avec Louis qui fut le premier membre inscrit mars 1952 à la Région-Ouest de la Grande Loge de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose+Croix et Odette Menard, il fonde en 1956 le pronaos Alden qui va devenir au fil des ans la Loge-mère de tous les organismes qui se créent sur le grand ouest.
 
Quand Raymond Bernard rétablit l’Ordre Martiniste Traditionnel en France, c’est bien naturellement qu’il emboîte le pas et que s’ouvre l’Heptade Emmanuel Swedenborg N°7.

Outre les hautes fonctions qu’il va incessamment assumer, il anime le Centre Culturel de la rue Valdemaine à Angers et en tant que conférencier cette fois, il parcourt plusieurs continents, favorisant ainsi l’essor de l’Amorc auquel il restera farouchement fidèle pendant… 65 ans !

Dans mon roman Sursum Corda, j’ai longuement mis en scène les frères Caillaud, sous les traits d’Henry et Louis Chopfheim…

Au revoir mon frère, tu as rejoint ta chère Marie-Louise et maintenant, là où tu es, tu sais !


 Xavier Cuvelier-Roy

vendredi 19 mai 2017

Pratique Cohen ... Suite



A la lecture de tout cela, nous voyons combien la magie de Martinez (ou Martinès) est sainte. Son but :
Conduire le disciple vers une vie spirituelle de plus en plus intense.
L’abbé Fournier, qui fut aussi son secrétaire, rapporte que les instructions journalières de Martinez « étaient de nous porter sans cesse vers Dieu, de croître de vertus en vertus et de travailler pour le bien général. Elles ressemblaient exactement à celles qu’il paraît dans l’évangile de Jésus-Christ ».

 De Hauterive, quant à lui, précise que le travail Cohen doit être « La réjection continuelle de la pensée mauvaise, la prière et les bonnes œuvres, voilà les seuls moyens d’avancer dans la découverte de toutes les vérités, et  ce qui est encore au-dessus, la pratique de toutes les vertus. »
Être Cohen demande de la rigueur, exige des obligations et des devoirs. Si on n’est pas capable de s’y conformer, pourquoi donc trépigner pour se faire initier ? Cela ne rime à rien, ne correspond à rien et n’a aucun point d’ancrage dans le monde divin. Donc, impossible de se fier aux manifestations qui se présentent sous leurs plus beaux atours pour nous tromper. En effet, le travail des Cohen ne se résume pas aux travaux d’équinoxe deux fois l’an. C’est un travail personnel, journalier, qui exige rigueur et régularité, où la curiosité, la recherche du merveilleux et du surnaturel n’ont pas leur place.



Après son départ, deux disciples veulent perpétuer la pensée de leur Maître : Jean-Baptiste Willermoz avec les Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte et Louis-Claude de Saint-Martin à travers la Voie Cardiaque. Willermoz introduira la doctrine de la Réintégration dans le rite maçonnique de la Stricte Observance Templière  allemande du baron Carl Gotthelf Von Hund. Les grades de Profès et de Grand Profès contiennent, sans les nommer, les instructions relevant de la doctrine de Martinez, le tout épuré des enseignements théurgiques.
1782 voit la naissance du Rite Ecossais Rectifié qui sera mis en sommeil après la Révolution Française, avant la disparition même de Willermoz. Grâce à une survivance  suisse, Edouard de Ribaucourt et Camille Savoire le feront revivre en France la veille de la première guerre mondiale.



Quant à Louis-Claude de Saint-Martin, il abandonne la théurgie et c’est hors de la Franc-Maçonnerie qu’il va continuer à faire vivre la pensée de celui dont il fut le dévoué secrétaire. Pour lui la théurgie est une voie externe. Il souhaite une démarche plus intérieure, il rejoint Martinez quand il dit qu’il veut «entrer dans le cœur du Divin et faire entrer le Divin dans son cœur ».
Jacob Boehme, qu’il découvre lors de la traduction de ses ouvrages, le confortera dans son choix et dans son penchant naturel vers l’introspection. Cependant, il est à noter que ses ouvrages :
« Des erreurs et de la Vérité » en 1775,
« Le Tableau Naturel » en 1782,
« L’Homme de désir » en 1790,
« Le Nouvel Homme » en 1792,
« Le Crocodile » ou La guerre du bien et du mal » en 1798, jusqu’à son dernier livre « Le Ministère de l’Homme-Esprit » publié en 1802, sont tous indéniablement marqués par la doctrine de Martinez de Pasqually, qu’il appelait son « premier instructeur ».
Bien que beaucoup associent Franc-Maçonnerie et Ordre des Chevaliers Maçons Elus Cohen de l’Univers, le but de l’Ordre dépasse de beaucoup celui des rites de la Franc-Maçonnerie mystique.
Vialetes d’Aignan nous dit en effet que l’Ordre est « un ordre ayant pour but de ramener l’homme à sa glorieuse origine, l’y conduit comme par la main, en lui apprenant à se connaître, à considérer les rapports qui existent entre lui et la nature entière dont il devait être le centre et enfin à reconnaître l’ ÊTRE suprême dont il est émané

Thierry Ronat

lundi 8 mai 2017

Pratique « Cohen »

La lecture de la lettre du 13 août 1768 de Martinez de Pasqually à Jean-Baptiste Willermoz est très édifiante sur la position de Martinez quant à la pratique de sa doctrine. 



Ayant échoué dans ses différentes tentatives de réformer en profondeur la Franc-Maçonnerie, il fonde un ordre mystérieux : Les Chevaliers Maçons Elus Cohen de l'Univers, dont le caractère chrétien ne fait aucun doute, mêlant hauts-grades maçonniques et magie angélique.
Cette doctrine, destinée à une élite réunie sous le nom d'élus « Cohen » (Prêtes élus), connaîtra une fortune singulière, mais les opérations théurgiques resteront réservés aux seuls Initiés. Martinez n'utilise guère la Franc-Maçonnerie qu'afin de greffer sur elle son système et son organisation. Aussi, quand on se penche sur les préceptes de Martinez et ses motivations, il est toujours très surprenant d'entendre les uns et les autres parler de Cohen et de les voir courir avec acharnement après leurs grades. A croire que la seule prononciation de ce nom aiguise les esprits, renferme tous les secrets et toutes les vertus magiques !



Beaucoup ignorent et mettent sous le boisseau la caractère mystique et sacré de la théurgie de Martinez. Il faut lire ses rituels pour prendre pleinement conscience de la place prépondérante de la prière, des prosternations, de l'utilisation des psaumes.
Cette théurgie ne vise pas à diriger des forces sur quelqu'un, à obtenir des avantages, à manipuler son prochain, ni même à régler le soucis du monde profane. Elle est une sainte Magie ayant pour but l'union mystique, la rencontre entre le visible et l'Invisible. Et c'est de cette fusion avec l'Invisible que la « Chose » se manifeste. Influence spirituelle que les Cohen nomment « intellect », qui n'est autre qu'une manifestation émanée de Dieu ou de ses Anges.
Mais que de chemin à parcourir avant d'oser espérer d'être gratifié de la présence de la « Chose » et d'approcher ce monde divin !
Aussi, avant de songer à « purifier l'aura de la terre », comme on l'entend dire souvent, la première chose à purifier, c'est bien soi-même. Car il s'agit bien de cela en vérité. Se purifier par une préparation extérieure, afin de nous conduire vers une communion intérieure avec le Divin. Martinez dira lui-même que le lieu privilégié de cette rencontre est le cœur de l'homme. A la fois tabernacle et réceptacle de Dieu, l'homme y reçoit les plus belles manifestations que le Créateur lui envoie.
Le Cohen doit donc être un Chrétien pratiquant. A l'époque de Martinez, des disciples protestants se convertissent à la religion catholique romaine pour entrer dans le cénacle. L'ordination qui doit être conférée n'est pas décision d'homme, mais le récipiendaire doit être opté par la « Chose » au cours d'un rituel bien particulier, pas de manifestation, pas d'ordination.


Déjà, au cours de son initiation au degré d'Apprenti, le Cohen prend plusieurs engagements :
Garder secrets les mystères de l'Ordre
Être fidèle à la sainte religion catholique.

A travers les différents travaux qui lui sont confiés, il s'habitue de suite à cette rigueur si caractéristique. S'il souhaite atteindre des performances, le sportif ne s'entraine-t-il pas chaque jour pour monter sur le podium ? Et bien, il en est de même dans la vie spirituelle. Et en l’occurrence, cet entrainement ci est la prière. Aussi, avant la pratique de la Théurgie, le Cohen, quel que soir son grade, se doit d'assister à une Sainte Messe. Dès qu'il a toutes les clefs nécessaires, le prière rythmera sa vie, de 6 heures en 6 heures (Six heures du matin, midi, dix-huit heures et minuit). Ces prières composées par Martinez, reprennent les Psaumes, les Invocations « Au nom de Jésus », l'Ave Maria, le Pater. On y trouve aussi des invocations destinées à l'Ange Gardien et avant de s 'endormir, celle « qu'il faut faire quand on est couché et prêt à s'endormir ». En se réveillant, on rend de suite grâce à la Sainte Trinité et à la Vierge, et, avant de fermer les yeux, nos dernières paroles sont pour le monde divin. C'est tout de même plus élevé que de s'endormir après la vision d'un film où se mêlent des violences de tout genre !
Aussi, la lecture des sept Psaumes de Pénitences au moins à chaque renouvellement de Lune, ou tous les jours suivant les périodes de travail, relève de la pratique du Cohen, tout comme l'office du Saint Esprit tous les jeudis. Tous les jours, réciter le « Miserere » debout face à l'Orient, et le « De Profondis » face contre terre ou genoux en terre. L'avancement dans la Hiérarchie était synonyme de plus d'obligation, de prières, de jeûnes, d'abstinence, particulièrement au moment de travaux bien spécifiques. D'aucun doivent penser que nous ne sommes pas loin de la vie de certains moines qui se relèvent la nuit pour prier. Certes, mais il y a urgence ! On passe tellement de temps à ingurgiter des émissions de télévision qui nous tirent vers le bas, à lire des revues vides de sens !
Dieu ne mérite-t-il pas que nous Lui consacrions un peu de temps chaque jour ? Certes, il est difficile de mettre tout cela en pratique au pied de la lettre, surtout à notre époque, d'une part, si on a des activités professionnelles et d'autre part , parce que notre monde est dominé par la matérialité. Mais, on peut très bien adapter tout cela à notre modernité. Et d'aucuns le font !

Fin de la première partie, à suivre …




Thierry Ronat

mardi 4 avril 2017

Une certaine idée du Martinisme ...


Bon nombre de sociétés dites secrètes et initiatiques, prétendent détenir la Vérité. A travers cet imbroglio, il est ardu au chercheur sincère de trouver la Voie, sa Voie.



En effet à toute époque, il est impossible de se rendre clairement compte du caractère réel du Martinisme si l'on ne fait pas tout d'abord la différence capitale qui le sépare d'autres groupements.
Le Martinisme est lié à l'invisible. Son principe d'existence et de durée prend donc sa source dans tous les plans supérieurs et toute sa hiérarchie se fait de haut en bas. Il se réfère toujours au principe invisible qui le dirige et appartient au divin ou à une entité supérieure comme il vous convient de le nommer.
A travers le temps, cette vérité, confiée à des Hommes de bonne volonté, est restée intacte pour parvenir jusqu'à nous.  
De Swedenborg à Jacob Böhme et Eliphas Levi, de Saint-Yves d'Alveydre à Stanislas de Gaïta, sans oublier bien sûr Louis-Claude de Saint-Martin, tous ont apporté leur pierre à cette divine mission, par leurs connaissances de la philosophie et de la Haute Science Traditionnelle. Cependant, le travail imparti à Papus par la Divine Volonté, pour garder au Martinisme sa pureté originelle, fut remarquable. Attaqué, calomnié, bafoué, il mena le bon combat pour la défense d'une cause qu'il savait juste, celle du spiritualisme chrétien, de l'union de la Science et de la Foi et il y réussit. Point de magie, de grandes incantations, de titres pompeux.




La magie suprême, ou la théurgie dans l'acceptation spirituelle, n'agit qu'au moyen de la prière et du sacrifice. Un seul idéal mérite d'être recherché sur terre, c'est la paix du cœur. Or, l'occultisme nous la donne par la compréhension de la justice du Verbe sur tous les plans.
On ne peut évoquer Papus sans évoquer Maitre Philippe de Lyon qui dans l'ombre, humblement a œuvrer pour le Martinisme. Il tient sa connaissance au-delà du savoir. Il nous appelle à la foi, à la prière qui est le pain de l'âme. Il nous exhorte au pardon qui est la plus belle fleur de la victoire contre nous même, il nous exhorte à la charité, à suivre le chemin du Christ.



Le Martinisme est un outil qui porte le corps et les âmes à la plus grande gloire du créateur.
Le véritable ésotérisme est la science des adaptations cardiaques. Le sentiment est le seul créateur dans tous les plans. 
Une des belles caractéristiques du Martinisme est de nous rendre, sous une forme plus rationnelle, tout ce qui était vraiment utile et secourable dans les religions qui ne répondent plus à nos besoins.
Le Martinisme enseigne qu'un homme ne peut être spécialement aidé que si ses actions passées l'en ont rendu digne et même dans ce cas, il ne sera secouru que par des êtres relativement proches de son propre niveau. 

"Veillez et priez, le Ciel peut tout !"
Epitaphe sur la tombe de Jean Chapas.

Thierry Ronat

jeudi 9 mars 2017

J'ai consulté pour vous : Le Grand Armorial de l'Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte, par Thomas de la Sore









 
Que voici une tache complexe !



D’abord, je n’aurais pas la prétention de satisfaire à la définition de cette rubrique de « J’ai lu pour vous », consulté me semble plus approprié. Effectivement, c’est davantage un format dictionnaire-encyclopédique auquel on va aller se référer, s’informer, et s’instruire plutôt qu’un livre d’histoire réservé aux seuls adeptes (au sens noble et premier du terme) du Régime Écossais Rectifié.

D’où ma seconde réflexion : il conviendra à tous les hommes de désir, j’entends par-là ceux, chercheurs et cherchants qui veulent découvrir, explorer, bien au-delà des bornes spécifiques du rite sur lequel il s’appuie.

Enfin, il fera le bonheur des bibliophiles et bibliomanes (j’attends encore que l’on m’explique sérieusement les différences intrinsèques) de par ses qualités de manufacture, de composition tant graphiques que d’illustrations très soignées dans leurs représentations.

Sur le fond, plutôt que de m’aventurer sur un terrain que je connais mal, celui de la maçonnerie rectifiée, je préfère reprendre ci-après quelques avis de spécialistes qui font autorité en la matière :




À commencer par Jean-François Var, auteur, conférencier, historien

"Je tiens à annoncer l'arrivée chez moi de ce qui est véritablement un chef-d’œuvre, et qui va orner le saint des saints de ma bibliothèque. Chef-d’œuvre de présentation, de mise en page, de réalisation.. C'est tout uniment un livre d'art.
Chef-d'oeuvre aussi de science. Notre Ami, au XVIIIe siècle, eût mérité l'approbation confraternelle des bénédictins, les hommes plus savants de leur temps....
Pour les chercheurs, cet ouvrage sera une source de références indispensable. En effet il comporte des notices biographiques et sigillographiques illustrées (en couleurs !) pour tous les CBCS des trois Provinces du Régime rectifié que l'auteur a pu répertorier à partir des sources manuscrites. En outre il propose un "Essai abrégé sur l'Art héraldique au début du Régime rectifié" d'une extrême utilité.
Cet ouvrage présente deux inconvénients. Le premier sera un avantage pour les paresseux : il dispense d'aller chercher ailleurs des références ! Il ne comporte pas moins de 2845 notes ! Et la bibliographie occupe à elle seule 8 pages...
Le second inconvénient, très grave, est qu'il est tellement beau qu'on ne peut qu'hésiter à s'en servir comme outil de consultation courante ! Raison pour laquelle je m'en suis procuré deux exemplaires...
Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître ! L'ambition n'était pas mince, elle est pleinement accompli".




Poursuivons avec Roger Dachez,  directeur de l'Institut Maçonnique de France :

"Parcourir cet armorial, le lecteur s'en sera vite rendu-compte, est bien autre chose que de déambuler dans les salles silencieuses d'un musée :c'est entendre un message venu du passé. Chacun de ces écus, joint à la rigoureuse notice scientifique qui l'accompagne et l'éclaire, nous fait revivre un des innombrables épisodes , célèbres ou méconnus, des l'histoire des CBCS [...] Étudier cet armorial n'est donc pas sacrifier  à une curiosité de dilettante, c'est au fond, si l'on donne aux choses leur dimension réelle, une sorte d'exercice spirituel [...] Remercions à nouveau l'auteur  de nous avoir donné la possibilité d'accomplir cette expérience.  Il reste à chacun de nous, chevalier en puissance en un siècle où plus d'un cœur sincère  peut être désemparé, à composer en lui-même et à inscrire dans la vie, les armes de ses rêves".

Pierre Mollier Le Cavailler, Historien, conférencier, auteur, conservateur du Musée de la Franc-Maçonnerie et rédacteur-en-chef de la revue Renaissance-Traditionnelle.  

"Pour mieux présenter l'héraldique de ces Chevaliers-Maçons, il fallait aussi mieux les connaître. Ainsi le projet d'Armorial s'est-il peu à peu doublé d'un véritable dictionnaire biographique. Outre les sources classiques, les compétences de l'auteur dans les nouvelles technologies lui ont permis d'exploiter toutes les ressources fournies aujourd'hui par les bases de données et les archives numérisées. [...] Au lecteur étonné, cet armorial apparaît comme un grand vitrail. Telles les pièces de verre d'une antique rosace, ces blasons que Thomas de la Sore nous restitue, laissent filtrer une lumière colorée et céleste qui abolit le temps profane et nous ouvre les portes du "Haut et Saint-Ordre". Ami, n'hésites pas à franchir le seuil et à entrer dans la nef".

 Présentation par l'auteur :



"Durant le troisième quart du XVIIIe siècle, plusieurs francs-maçons français s’intéressent de près à la « Stricte Observance », Ordre maçonnico-chevaleresque d’origine allemande, réputé pour sa belle ordonnance et le sérieux de ses connaissances. Plusieurs frères de Strasbourg s’y font recevoir, suivis par des frères de Lyon et de Montpellier.



Mais rapidement, les chevaliers français cherchent une certaine autonomie et adaptent les pratiques de l’Ordre allemand. Après seulement quelques années d’appartenance, ils décident en 1778, lors du Convent national de Lyon, de prendre une large autonomie vis-à-vis de la Stricte Observance. Ils créent notamment l’« Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte » et décident d’y perpétuer la plupart des usages du système allemand, comme celui d’attribuer à ses Chevaliers des noms, blasons et devises d’Ordre.

Le présent Armorial est le fruit d’une étude minutieuse de l’histoire de francs-maçons français ayant appartenu à l’un ou l’autre de ces deux Ordres, du XVIIIe siècle jusqu’au premier Empire. Sur la base de sources nombreuses et variées (plus de 500 manuscrits, ouvrages et imprimés), l’ouvrage rassemble au final, pour les trois Provinces françaises (Auvergne, Occitanie, Bourgogne), en plus des états civils et des états d’Ordre, les notices biographiques de plus de 120 chevaliers, frères et servants de ces deux Ordres.

Si l’histoire de quelques-uns de ces membres est bien connue des francs-maçons pratiquant aujourd’hui le Rite Écossais Rectifié, il s’avère que l’histoire de la majorité des premiers Chevaliers Bienfaisants leur est complètement méconnue, voire inconnue. Ainsi, cet Armorial leur fournira une nouvelle lecture, originale et fort documentée, de l’histoire des Loges réunies et rectifiées, par l’histoire de l’ensemble de ses membres.

L’Essai abrégé, qui figure en deuxième partie de l’ouvrage, a quant à lui pour but de leur faire connaître les usages héraldiques, aujourd’hui oubliés, des Chevaliers de ces ordres. Car, force est de constater, que les pratiques d’aujourd’hui diffèrent grandement de celles des origines… et qu’elles mériteraient peut-être d’être retrouvées…"
Recensions, critiques et autres avis nous parviendrons ces prochaines semaines, nous ne manquerons pas de vous les communiquer.

Pour terminer, signalons que Thomas de la Sore a pris le généreux et risqué pari de s'auto-éditer...Alors n'hésitez pas :

LE GRAND ARMORIAL DES CHEVALIERS BIENFAISANTS DE LA CITÉ SAINTE, Thomas de la Sore, Paris, auto-édition de l'auteur, 2017, 325 pages.

Pour l'acquérir, consultez le site y dédié, c'est : ICI

Prochainement : 



Recension sur le site du Philosophe Inconnu, c'est : ICI

 Xavier Cuvelier-Roy